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Bonjour à tous,

 

Il était temps, et voici enfin la page qui vous permettra d'organiser votre séjour à Socotra sans attendre d'arriver à Sana'a.


Tous les contacts locaux sont en bas de page.

 

Il n'y a que sur place que vous vous rendrez compte de l'importance de visiter Socotra en compagnie des locaux et non des yéménites ; mais déjà on peut donner quelques éléments de réponse :

 

1) La langue Socotrie (langue pré-sémitique similiaire au Maari en Oman de l'ouest - là où était raccorchée l'île de Socotra avant que le rift ne se crée et sépare la plaque africaine de la plaque arabe) est une langue orale vieille de 3000 ans. Il est donc très difficile d'apprendre cette langue dont l'arabe s'est beaucoup éloigné. Les Socotris parlent le socotri et seuls ceux qui sont allés à l'école ont appris l'arabe. Même si les socotris sont très doués pour apprendre des langues étrangères, je vous assure qu'inversement un arabophone ne comprendra rien au Socotri.

Donc si vous avez un guide qui ne parle pas Socotri vous aurez quelques surprises et il sera considéré lui-même comme un étranger.

 

2) Les Socotris peuvent être subdivisés en deux populations : les bédouins et les pécheurs. Les pécheurs sont d'origine africaine et issu de l'exclavage. Ils vivent sur les littoraux qui malgrè leur beauté sont difficilement habitables. Les bédouins par contre sont le peuple originel de Socotra et vivent dans les plateaux granitiques où leurs troupeaux de chèvres peuvent paître tranquillement. La vie dans les plateaux et les canyons est beaucoup plus facile.

Les habitants des côtes sont sédentaires (urbains et pêcheurs). Par contre les bédouins restent des nomades. Il y a 80 ans les socotris vivaient tous dans des grottes karstiques, puis ils ont commencé à construirent des maisons de briques sèches et maintenant ils contruisent des maisons en partie avec du ciment et des fènêtres en fer. Ils sont très fort pour construire des maisons là où ils en ont besoin selon l'activité et le réseau familial.

Tous les socotris possèdent des chèvres dans leur famille. L'île est semi-désertique avec deux moussons. La topographie de l'île est fracturée d'épines montagneuses au centre. Tout cela fait que les socotris, surtout les femmes, font paître leurs chèvres au grès de la pousse laborieuse de l'herbe grâce à l'humidité du brouillard en altitude ou aux pluies soudaines et généralement vigoureuses.

Ensuite, comme souvent pour les bédouins, les Socotris appartiennent à des tribus plus ou mois riches et grandes qui peuvent elles mêmes être regroupées dans des "familles" de tribus plus ou moins grandes. Globalement, chaque femme avait en moyenne 6 enfants il y a 20 ans (3 ou 4 il y a 40 ans) maintenant elles en ont 8, 10 voire 15 (il y a plus de nourriture importée qu'avant).

Donc les familles sont grandes, et l'herbe est rare. C'est grâce à cette configuration que le nomadisme perdure. Grace à ce nomadisme, tous les animaux sont élevés en liberté et toutes les terres de Socotra appartiennent aux Socotris. Seuls eux décident de l'utilisation des terres. Et seuls eux sont à mène de connaître les endroits ouverts aux touristes des endroits réservés à la vie des locaux. De même seul un bédouin sait où se trouve les guides locaux selon l'endroit où vous vous rendez.

 

Je ne vous conseille pas du toup d'aller en terre nomade avec un guide qui n'est pas issu du milieu.

Seuls les guides socotris vous permettrons de rencontrer des locaux, d'échanger et de partager avec eux (manger avec eux, visiter les jardins d'arbres fruitiers, les palmeraies, les sources d'eau, les diverses bizarrerie de la nature, les arbres spectaculaires, etc).

Seuls les guides socotris vous permettront de randonner. 

Ne vous y trompez pas, Socotra c'est une très grande île, mais elle reste un village quand même. Tout le monde se connait ou du moins connait les origines de la personne qui vous accompagne. Plus votre guide sera apprécié de ses compatriotes, plus votre voyage sera humainement enrichissant.

Avec un guide yéménite vous ne ferez que du voyeurisme.

 

A ces deux explications on peut ajouter que :

- les socotris sont les mieux placés pour préserver et transmettre leur patrimoine (droits humains fondamentaux),

- les socotris n'ont pas d'emploi. Le tourisme est le seul avenir des jeunes hommes et femmes, leur seul espoir d'indépendance,

- seuls les Socotris connaissent Socotra : le nom des endroits, le nom des plantes, les raisons de telle ou telle contruction, les explications de telle ou telle activités, ce que les étrangers peuvent faire à tel endroit ou pas, etc. etc. 

 

 

 

Rudwan : parle bien l'anglais, n'exagère jamais les prix. Il est le trésorier de l'association Socotra Ecotourism Society (SES) et propriétaire du seul centre de plongée à Socotra (Camping Di Hamri).
Il n'accompagne que rarement les touristes dans leurs déplacements autour de l'île mais vous proposera un programme, un véhicule, un chauffeur, les équipements nécessaires... Et vous renseignera dans toutes vos démarches sur l'île.
+967 777 007 588
socotra.eco@gmail.com (a accès à internent tous les jours)
 

Rudwan et Abduljameel (ainsi que d'autres jeunes guides socotris) se sont maintenant associés et regroupés dans l'agence Socotra Eco Tours :

http://www.socotra-eco-tours.com/fr/

 


Moubarak
: il est le seul représentant du ministère de tourisme à Socotra, travaille au bureau de l'environnement et à l'SES... Il parle espagnol (parce qu'il a vécu 7 ans à Cuba), et un peu d'anglais.

Avec son chauffeur, il organisera votre voyage sur la base d'un forfait et vous suivra sur place.
+967 777 609 484



Mohamed Ahmed : parle très bien anglais. C'est le plus couru des guides socotris parce qu'il est le fils d'une femme très reconnue et appréciée de ses semblables à Socotra. Ainsi ou que vous alliez avec lui il connaitra tout le monde, sera au courant de tout et vous fera profiter des bons plans (invitations, etc). De ce fait il n'est que rarement libre. Mais vous donnera toutes les informations dont vous avez besoin.
+967 777 403 454

 

 

Ces 3 premières personnes me connaissent bien, vous pouvez leur dire que vous appelez de ma part (valérie, étudiante française en géo). Il est possible qu'ils travaillent ensemble pour des questions logistiques. 

 

 

 

Mitak : guide chauffeur qui parle anglais. Très bonne réputation (gentil, serviable et fidèle) mais je n'ai jamais travaillé avec lui.
+967 777 710 844
 

 

Amer (771 849 029) : ne parle que le socotri et l'arabe. Il est guide de randonnée dans l'Haggir (trekking dans les montagnes) et dispose de chameaux pour l'accompagnement.
Si ce genre d'excursions vous tente vous pourrez donner son nom et numéro de téléphone au guide vous avez choisi.
La randonnée est une activité à ne pas manquer, même courte et facile. Autrement vous ne parcourerez l'île qu'en voiture. 

 

Noah : est le gérant de la miellerie d'Hadibh (coopérative lancée par deux apiculteurs français avec le MAE). Originaire de l'Haggir, il connait beaucoup de bédoins (accompagnateur-trice de randonnée, guide "micro-locaux"). Il connait la culture française mais ne parle pas un mot de français, uniquement le socotris, l'arabe et le russe. 

 

Je vous donne également le numéro de l'agent en charge de l'immigration à Socotra, Fouad : 771 537 711. 


Au Yémen, il faut faire valider son visa aux services de l'immigration (dans les grandes villes et à Socotra) dans les 2 semaines qui suivent votre arrivée dans le pays. Regardez bien votre visa.  

 

 

 

Autres LIENS : 

Vous pouvez également consulter la liste des organisateurs de voyages donnée par le SGBP - Socotra Governance and Biodiversity Project

N'hésitez pas à me demander des détails sur les différentes personnes de cette liste, ce sont principalement les employés socotris du ministère de l'eau et de l'environnement yéménite en charge du SGBP à Hadiboh. 

 

Guides, traducteurs, chauffeurs, chameliers et organisateurs de voyage socotris

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